La Parole Errante

Gino ne doit pas être extradé !!! Communiqué du comité Solidarité Budapest

 » Bonjour à tous,

Le 19 aout dernier a eu lieu l’audience de notre camarade et ami Gino devant la cour d’appel de Paris, qui s’est prononcée favorablement à son extradition vers l’Allemagne sous 10 jours. 

Pour celles et ceux qui ne connaissent pas l’affaire Budapest, Gino est accusé par la Hongrie – avec une dizaine d’autres personnes – d’avoir participé à des violences contre des néonazis en 2023, dans le cadre d’un défilé d’extrême droite organisé chaque année à Budapest en Hongrie : le « jour de l’honneur » qui réunit environ un demi-millier de nazis, commémore l’alliance entre soldats de la Waffen-SS et militaires hongrois lors du siège de l’armée rouge à l’hiver 1945, lorsque la dictature hongroise était l’alliée d’Hitler. Certaines prétendues victimes sont des militants d’extrême droit de nationalité allemande.

Suite à un premier mandat d’arrêt européen émis par la Hongrie, Gino avait déjà été détenu en France plusieurs mois à partir de novembre 2024. Si Gino et d’autres camarades étaient extradés, ils risquaient jusqu’à 24 ans d’emprisonnement en Hongrie. Après une longue bataille, la cour d’appel de Paris avait refusé cette extradition estimant que les risques de jugement inéquitable et de mauvaises conditions de détention étaient trop importants. Notre camarade avait donc été remis en liberté sous contrôle judiciaire.

Le 16 décembre 2025, Gino a été arrêté par les agents de la Sous-direction antiterroriste de la police judiciaire (Sdat) suite à l’émission par l’Allemagne d’un mandat d’arrêt européen à son encontre et placé en détention. Il ressortira deux semaines plus tard, mais s’en suit un acharnement judiciaire qui n’en finit pas. La cour décide de reporter sans cesse le délibéré concernant le mandat d’arrêt émis par l’Allemagne.

Mais ce 19 août, les juges ont cédé aux pressions de l’Union Européenne et d’Europol, bafouant tous les principes de l’indépendance de l’institution judiciaire et des principes de liberté fondamentale.

Avec l’aide de nos avocats, nous faisons appel de cette décision devant la Cour de cassation, qui aura 40 jours à compter du pourvoi pour se prononcer définitivement.

Il est plus que nécessaire de se mobiliser massivement et de montrer votre soutien de toutes les manières possibles (communiqués de soutien, banderoles, affichages, rassemblements devant les ambassades, etc) pour éviter à Gino une extradition imminente. 

Ne lâchons pas la pression et poursuivons notre travail de solidarité : Gino ne doit pas être extradé. « 

Le comité Solidarité Budapest

22 août 2026
22 août 2026

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